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Le Groupe en difficulté ? Pas vraiment

 

Comme nous vous l’avions déjà expliqué, Ricoh Industrie France se porte bien depuis des années, la preuve en étant les bénéfices en hausse sur le dernier exercice fiscal.

 

La Direction communique sur la situation dramatique du Groupe afin de tempérer l’enthousiasme local sur les bénéfices de Ricoh Industrie France. Un salarié angoissé est plus docile...

 

Le 29 mai 2018, dans un courrier adressé aux actionnaires, le Président et CEO du Groupe, Monsieur Yamashita donne des informations différentes :

- les ventes de l’exercice 2018 sont en hausse de 1.7% par rapport à l’année précédente ;

- comme vous avez pu le lire déjà, le résultat d’exploitation était positif, à environ 100 millions d’euros (RIF en a fait 20). Le résultat négatif final n’est dû qu’à la comptabilisation de dépréciations de la valeur de 2 sociétés du groupe et aux malversations en Inde. Ce résultat n’est que ponctuel ;

- M. Yamashita reconnait que sans ces deux événements, la performance du groupe se serait améliorée par rapport à l’année précédente ;

- il explique aux actionnaires qu’il prévoyait un exercice fiscal 2019 bénéficiaire d’environ 420 millions de dollars et un chiffre d’affaires en léger retrait (-1.2 %) : drôle de catastrophe ! Nous signons pour une telle catastrophe chaque année !

- Comme M. Yamashita confirme que le groupe n’a aucun problème de trésorerie, des dividendes de 15 yens par action seront distribués à l’actionnaire. Catastrophe, donc, disions nous !

 

 

D’après vous, le Groupe a-t-il les moyens de financer de bonnes mesures d’accompagnement ?

 

 

 

 

COMMUNICATION

 

L’Intersyndicale a choisi de communiquer collectivement dans les secteurs concernés par le PSE afin de leur donner les premiers éléments concernant leur avenir. Cela n’a pas plu à la Direction. Pourquoi ?

D’une part, nous estimons que la communication de la Direction s’est réduite à une simple note d’information, indiquant une vague de licenciements, la mise en place d’un psychologue du travail et la présence renforcée du service médical et de l’assistant social.

Notre devoir à tous (partenaires sociaux et Direction) est d’expliquer aux salariés les grandes lignes de ce qui va se passer les prochains mois, car les salariés sont des êtres humains qu’il faut accompagner, rassurer et éclairer. Cela est de notre responsabilité : vous n’êtes ni des numéros ni des machines.

 

Si la Direction a fait le choix de laisser les salariés dans l’ignorance, ce n’est pas le nôtre.

 

A l’avenir, et si la situation l’exige, nous nous réunirons devant le portail : nous savons quand nous sortons, pas quand nous rentrons…

Si la Direction est intelligente, il serait souhaitable de négocier un temps de parole, payé, une fois par mois.

 

 

A bon entendeur…

 

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Merci, au revoir…

 

 

Ricoh vient de décider de supprimer 248 postes dans une entreprise (RIF) qui se porte très bien et fait des bénéfices depuis des décennies, cette année encore plus que l’an passé.

« Au cas où » un jour ça irait moins bien. Plus besoin d’aller mal pour licencier !

Vous avez pu le voir, le site est bloqué depuis le 22. mai à 20H00

 

 

Qu’est ce qui est en train de se jouer ?

 

Il n’y a pas de hasard de calendrier. Des négociations annuelles sur les salaires (NAO) ont commencé le 22 mai et une revalorisation inacceptable nous a été proposée. Sans rentrer dans le détail (les négociations sont toujours en cours), pour un bénéfice plus élevé que l’an dernier, la Direction n’a pas hésité à proposer une augmentation moindre, sans talon et sans prime. Drôle de façon de récompenser la performance et les efforts.

 

 

Pourquoi ?

 

Parce que le lendemain, le 23 mai cette même Direction annonçait un PSE d’envergure (248 postes supprimés, soit 1/3 des effectifs), en pensant que cela allait calmer les ardeurs et que les salariés accepteraient l’aumône sous la menace. Les OS ont donc décidé de jouer le rapport de force, car malheureusement, à la mauvaise nouvelle la direction ajoutait l’humiliation d’une augmentation dérisoire.

 

Ce n’est pas juste, car :

 

- RIF se porte bien. Evidemment il y des activités qui fonctionnent moins bien, mais l’ensemble est bénéficiaire. Doit on supprimer des postes parce qu’on ne gagne pas assez ? Pour rappel, RIF (750 salariés) a réalisé 20 % des bénéfices de tout le groupe (+ de 100 000 personnes) ;

- cela signifie simplement que nous payons aussi les pots cassés d’un groupe qui a fait un bénéfice insuffisant suite à des erreurs stratégiques et à des malversations (Inde). Voilà la récompense de l’engagement des salariés ;

- parce que le groupe a réalisé un résultat d’exploitation de 100 millions d’euros, mais que par la magie de la finance, se retrouve avec des pertes de 1,3 milliards d’euros : Ricoh a en effet du déprécier la valeur de 2 sociétés achetées en 2008 et 2014 et l’a intégré au bilan. Ce déficit n’est donc pas structurel, il ne se reproduira pas l’an prochain. Mais il est de bon ton d’agiter le spectre de la difficulté financière pour distribuer moins aux salariés ;

- parce que les actionnaires ont touché des dividendes malgré le résultat négatif construit de toute pièce. Où est la logique ? Où est la justice ?

- Le Groupe a décidé (seule bonne nouvelle de la semaine) d’investir dans un nouveau coater à Wettolsheim, car cette activité est en croissance soutenue. Donc on investit et on licencie ?

 

 

 

Le but de l’intersyndicale

 

- obtenir une juste augmentation, en relation avec nos résultats financiers à Wettolsheim. Ceci doit assurer aux personnes qui vont rester une rétribution à la hauteur de leurs efforts

- négocier au mieux dans les prochaines semaines et mois les conditions de départ des salariés concernés

 

Et vous  dans tout ça ?

 

Ces deux thèmes bien distincts (NAO et Plan de Sauvegarde de l’emploi) ont un point commun : vous, les salariés !

En effet, pour obtenir une augmentation décente et permettre aux malheureux élus de partir dans les meilleures conditions, nous avons besoin de votre mandat et de votre soutient pour pouvoir peser dans les négociations. Personne ne doit être oublié. Ni ceux qui partent, ni ceux qui restent. Et seule votre mobilisation, lorsqu’elle sera nécessaire, fera pencher la balance. Malheureusement, vue la décision incompréhensible de licencier dans une entreprise qui va bien et qui investit, nous n’avons à ce stade aucune confiance dans ce qui pourra être proposé spontanément par la direction

 

Il est aussi de notre devoir de rappeler qu’aujourd’hui nous parlons de suppressions de postes. Ce ne sont pas forcément les personnes qui tiennent le poste qui partiront. Par le jeu de grilles à négocier, tout le monde peut potentiellement être concerné par le licenciement économique.

 

Plus que jamais, nous devons nous sentir solidaires et ne compter que sur nous même, les salariés (que nous représentons) pour sortir dignement de cette page sombre de l’histoire de RIF

 

Nous vous approcherons régulièrement et vous tiendrons informés.

 

 

 

 

Nous comptons sur vous, vous pouvez compter sur nous  !