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STOP EN ENCORE ?!

 

Chers collègues,

Lors de la réunion NAO du 7 mars, la Direction a fait les propositions suivantes :

  • Prime Macron 500 euros
  • Coeffs 155 à 215 – AG de 1,6% (équivalent à l’augmentation du coût de la vie en 2018)
  • Coeffs 225 à 305 – AG de 0,6% et AI de 1%
  • Coeffs 335 à cadres – AI de 1,6%
  • Aucun talon
  • Augmentation de la prime de transport d’environ 10%

(Nous ne parlons sciemment pas des ajustements, qui sont pour tout le monde et pour personne ! En effet ceux-ci servent essentiellement à augmenter les salariés qui ne sont pas aux minimas de la Convention Collective, quelle qu’en soit la raison)

 

Après les événements de ce week-end, et les ajustements en découlant, une partie des salariés a décidé d’arrêter de travailler. Ces ajustements, confirmés en réunion NAO de ce jour sont les suivants :

  • Prime Macron 630 euros
  • Coeffs 155 à 215 – AG de 1,8% avec un talon de 40 euros
  • Coeffs 225 à 305 – AG de 0,9% et AI de 0,9% avec un talon de 20 euros
  • Coeffs 335 à cadres – AI de 1,8% et pas de talon
  • Rajout d’un 6ème secteur pour la prime de transport, à savoir 100,60 EUR par mois au-delà de 40km

 

Pour rappel, l’intersyndicale, suite à de nombreuses discussions sur le terrain, avait un mandat des salariés pour :

  • Prime Macron 1000 euros
  • Coeffs 155 à 365 – AG de 2,5% avec un talon de 60 euros
  • Cadres – AI de 2,5% avec un talon de 60 euros
  • Augmentation de la prime de transport de 20%

 

Suite à la dernière proposition de la direction, les salariés consultés en assemblée générale devant le portail ont constaté que certains efforts avaient été faits, mais que ces propositions étaient encore loin de ce qui était mérité.

En effet, les résultats prévisionnels de RIF (et du groupe) sont bons, mais ils sont malheureusement annulés du fait du financement du PSE. Comme souvent répété, celles et ceux qui ont subi une année de troubles et ont malgré tout maintenu la productivité de RIF sont doublement punis : les hausses proposées sont inférieures à l’an dernier et la participation aux bénéfices (en moyenne 800 à 1000 euros) s’est évaporée comptablement. Pourtant, les dividendes et royalties, eux sont bien remontés à Ricoh Japon et ne subissent pas la même punition que les salaires !

Nous rappelons aussi que la prime d’intéressement est inexistante pour la seconde année consécutive :

  • La première année pour des raisons obscures (le dossier est au tribunal)
  • Cette année du fait du PSE

Ce sont encore 300 à 400 euros que les salariés ne verront jamais, alors que les résultats étaient là !

 

La conclusion est la poursuite du mouvement de grève.

Les salariés ne rentreront pas avant d’avoir obtenu un montant qui se rapproche d’une somme correspondant au mandat initial. Plus les heures passent, plus la facture s’alourdira : dans un conflit qui s’enlise, les salariés sont généralement de moins en moins tolérants sur les marges de négociation. Il faut noter que les second et troisième collèges sont particulièrement malmenés par la Direction, puisque le talon proposé ne sera quasiment pas applicable… Faire une proposition décorative ne fait pas avancer les débats !

 

Combien de jours faudra t’il arrêter l’activité pour ouvrir les yeux à la direction ? Les discours de prudence ou de raison qu’elle tient ne sont généralement pas compris par les salariés qui ne voient qu’une chose : l’incohérence de ce qui est proposé par rapport aux efforts fournis, à la productivité du site et aux réserves financières.

 

La parole est aux salariés ! Cela fait des mois que la colère gronde : il est temps d’y mettre un terme et de se défendre…