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Le 8.1.2019

Le point sur les reclassements

 

Tout d’abord, l’Intersyndicale présente à tous les salariés RIF ses meilleurs vœux pour l’année 2019, et bien sur la santé !

En date du 8 janvier, la commission de suivi s’est réunie pour prendre connaissance des informations données par la direction concernant les reclassements.

 

A ce jour, sur 131 propositions de reclassement :

  • 81 personnes ont refusé les postes proposés et entreront donc en cellule de reclassement ou seront licenciées directement (pour celles qui en ont manifesté la volonté)
  • 29 personnes ont accepté leur reclassement
  • 20 dossiers sont toujours en cours
  • 1 personne n’a pas de possibilité de reclassement, mais une solution est à l’étude

A l’heure actuelle il reste environ 100 postes vacant. Parmi ceux-ci, il est à noter qu’aucun poste lié à E8 (nouveau coater) n’a été pourvu.

Ce résultat est surprenant, mais surtout édifiant : il y a lieu de s’interroger sur le pourquoi de la chose.

Pourquoi des personnes qui pouvaient être sauvées ont finalement choisi de quitter Ricoh ? Il y a bien sur des conditions de départ intéressantes, qui permettront une reconversion dans de bonnes conditions.

Mais surtout, nous avions alerté à ce sujet, le vécu, les frustrations, la rancœur envers RIF et ses méthodes de management et d’organisation ressortent.

Les salariés se sont exprimés sous forme d’un rejet massif de la politique parfois inhumaine menée depuis des années.

Que conclure de cette situation ? Les OS avertissent la direction sur la survenue possible (évoquée dans les conclusions du CHSCT) de risques psychosociaux qui vont découler de la réorganisation. Si la méthode de management actuelle perdure, nous courons droit à la catastrophe.

Il est temps de saisir l’opportunité de revoir la façon dont l’entreprise fonctionne, remettre l’humain au cœur du système, de donner envie aux salariés rescapés de vouloir avancer, de se réaliser dans leur travail.

Cela passe bien sûr par un dialogue permanent, mais aussi des actions démontrant la volonté de changement : faire de la qualité de vie au travail une priorité ; celle-ci inclue bien sur des conditions salariales décentes, mais aussi une révision complète des méthodes de management, pour lesquelles nous avons toujours été force de proposition, sans trouver d’oreille attentive.

D’ici fin janvier, nous continuerons à suivre les dossiers des personnes non encore reclassées, puis nous donnerons un calendrier précis des négociations qu’il est urgent d’entamer ou de finaliser : GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), QVT (qualité de vie au travail), télétravail etc.

Pour les salariés qui quittent ou vont quitter l’entreprise, le rôle des os et de la commission de suivi est loin de s’achever : il va falloir dés ce jour veiller à ce que les projets se réalisent dans de bonnes conditions pour ceux qui en ont déjà un, et aider à orienter les salariés qui n’en ont pas encore.

Comme déjà annoncé, il existe un véritable risque pour les activités de recyclage, la direction s’est engagée à communiquer l’incidence sur l’emploi dès fin janvier.

Ce n’est qu’après cette étape que nous allons discuter avec la direction par le biais de la GPEC du chapitre mobilité interne, qui permettra entre autres aux salariés qui restent (et qui le souhaitent) de pouvoir accéder aux postes non pourvus et qui ont été proposés en priorité aux salariés reclassés.

 

Affaires à suivre…