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Note d’information intersyndicale PSE N°6

31.8.2018


Chers collègues,

Nous sommes à 5 semaines de la date butoir de fin des négociations, pour rappel celle-ci est arrêtée le 09 Octobre.

 

Pour mémoire,

- L'accord le plus simple et le moins onéreux, à savoir l'accord de méthode qui permet notamment de fixer les modalités de négociation (calendrier, etc) a donné lieu à une bataille rangée pour parvenir à sa signature, autant s'avouer que nous étions déjà mal partis dès début juin.

- Au démarrage de la procédure, nous avons été confrontés à la mauvaise volonté de la direction en matière de régularisation de remise des informations dont doivent disposer les organisations syndicales et les instances représentatives (procédure légale exigée par le Code du travail). Il en manque d’ailleurs toujours.

- A la fin de l'été, nous sommes finalement arrivé à fixer les missions du Point Information Conseil et ses délais de mise en place. Les élus au Comité d'entreprise ont pu décider du choix du cabinet retenu par vote. Sur les 5 rencontrés à plusieurs reprises, BPI a été retenu. Vous bénéficiez actuellement des premiers contacts et prises de rendez-vous.

- La grille des critères que nous avions proposée a été discutée, aménagée et va être finalisée dans quelques jours, il est à noter que cette partie de négociation s'est passé dans un calme relatif.

 

La négociation du jeudi 30 août a permis quelques avancées timides sur les chapitres suivants :

- Reclassements internes

- Cellule de reclassement

- Départs volontaires

Certaines de nos demandes ont été acceptées mais sont encore en discussion pour les montants. Des réponses seront fournies lundi 03 septembre.

 

Il reste à négocier une grande partie des différents points cités dans nos revendications, ainsi qu’à rédiger le "mode d'emploi " définissant pour chaque chapitre à inscrire dans l'accord d'entreprise (dates, conditions, articulation, types de justificatifs à fournir, etc, etc,.... )

Ainsi qu’à définir les catégories professionnelles, point clé pour utiliser la grille des critères. Des points juridiques essentiels ne sont pas encore réglés (la direction persiste dans son souhait de différencier reclassements et redéploiements, notion qui n’existe pas légalement, et qui a un impact primordial sur la façon dont vont être traités les licenciements)

Le timing va donc être serré, il va falloir que nous enchaînions les réunions pour rattraper le temps perdu inutilement : pas d’inquiétude, le groupe de négociation est armé et partant pour le faire 16 heures par jour, nous ne suivrons pas la direction dans sa stratégie persistante de "jouer la montre" !

Dès le lundi 03 septembre, nous allons discuter de nos revendications chiffrées qui sont liées aux grands chapitres des différentes mesures d'accompagnement et c'est là que la partie risque de se corser.

Nous connaissons et constatons en permanence l'avarice de nos actionnaires lorsqu'il s'agit d'augmenter les salaires ou d'investir financièrement dans l'humain.

A chaque occasion (PSE de 2013, N.A.O(s), débrayages conditions de travail, pour ne citer que les plus marquantes) il a toujours fallu aller au conflit et se mobiliser pour avancer. Aux mêmes causes les mêmes effets...

 

MOBILISATION : en état d’alerte de niveau 3 sur 5..........

 

Ne croyez pas que Tonton YAMASHITA vous a réservé un tapis rouge accompagné d'un gros chèque sur un plateau en or pour votre évincement et divorce forcé avec la "Ricoh Family" ! Nos calculs montrent la tendance inverse. Quand il s’agit d’argent, il n’y a plus de famille...

Nous ne le souhaitons pas mais certains signes, paroles et renfrognements de la direction vis à vis de nos revendications sont de mauvaise augure et laissent deviner le "tout petit budget" que l'actionnaire a envisagé pour financer le PSE . Il semblerait bien qu'il veuille s'assoir sur la totalité d'un de ses nombreux magots (les 60 millions appartenant à RIF mais pour l’instant prêtés aux sociétés soeurs !!!!!)

Lorsque des salariés nous demandaient une mobilisation pour les salaires, l'enjeu était important mais aujourd'hui, la mobilisation est vitale : RIF s'est plongé dans une des phases sombre de son démantèlement, démarré en 2013 ("comme Sony, c'est le début de la fin !!!!" nous disent les salariés) .

 

L'heure n'est plus à la sérénité, l'expansion permanente des activités s'est en grande partie inversée, la fête est finie !!!!

 

Le MRO (anciennement GL) où étaient proposés des reclassements vient de subir une baisse de production et une suppression de 12 postes qui sera annoncée CE du 05 septembre, ce sont donc 12 postes en moins qui auraient pu accueillir des reclassés !!!!!! Ça continue........

Comme nous l'avions déjà exprimé, les activités liées à la bureautique sont très incertaines. A moyen terme seul le papier thermique semble demeurer une activité solide, il vaut donc mieux se mobiliser tous ensemble aujourd'hui, obtenir des mesures d'accompagnement dignes et signer l'accord pour 5 ans pour vous mettre à l'abri un certain temps.

C'est aujourd'hui que nous devons saisir notre chance pour maîtriser les futures éventuelles petites vagues de licenciement collectifs (à partir de 11 salariés) ou de licenciements économiques individuels (pour mémoire, pas besoin de PSE et donc pas négociations de 1 à 9 salariés licenciés pour motif économique en même temps.......)

Il faut être lucide, nous nous attendons à devoir entrer en conflit très rapidement si l'actionnaire reste sourd à nos revendications. Et ce conflit risque de durer un certain temps, car lorsqu'on parle de "grosses sommes" les directions tentent de résister.

Il n'y a pas de secret, regardez autour de vous, un « bon » plan social ne porte pas ses fruits en 2 ou 3 jours, il faut tenir beaucoup plus, ensuite signer l'accord lorsque la direction abdique et ensuite tenir encore quelques jours pour qu'elle paye les jours de grèves. C'est la seule recette qui fonctionne malheureusement !!! Il semble que nous nous dirigions vers cela.

L'Intersyndicale a préparé le terrain, obtenu des avancées mais si les choses devaient bloquer, la seule force qui pourra contraindre l’actionnaire, c’est VOUS et l’arrêt du travail.

Nous verrons à l'issue de l'après-midi du lundi 03 septembre, lorsque nous aborderons notamment le chapitre de l'indemnité supra légale et du congé de reclassement (durée, rémunération, conservation de certains acquis, etc) qui sont généralement les plus explosifs, si nous devons nous mobiliser ou non........

 

La balle est dans le camp du Président YAMASHITA

 

 

STRIKE FORCE !