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Source : https://c.lalsace.fr/haut-rhin/2018/10/18/ricoh-le-nombre-de-departs-contraints-reduit-a-113

 

Ricoh : le nombre de départs contraints réduit à 113

Mardi, la direction et les organisations syndicales de Ricoh France Industrie, à Wettolsheim, se sont accordées sur l’avenir de la société, au terme de 22 réunions. Le projet final devrait permettre de limiter à 113 le nombre de licenciements.

Aujourd'hui 05:00 par M. F. 
 
 

Cet accord majoritaire a été accepté à l’unanimité par le comité d’entreprise. Les cinq organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-CGC, FO, Unsa) l’ont signé. Le texte porte sur les modalités de transformation de l’entreprise qui, dans un souci de pérennisation du site, visent à recentrer l’activité sur les « secteurs d’avenir à fort potentiel » , à savoir la production de papier thermique et le recyclage.

Confrontée aux difficultés du marché de l’impression dues à la révolution digitale et à la baisse des coûts d’impression des entreprises et des administrations, la direction a décidé d’arrêter l’activité toner (l’encre en poudre destinée aux copieurs).

« De très bonnes mesures »

D’ici à la fin de l’année, 248 postes seront ainsi supprimés, sur un effectif total de plus de 900 personnes dont une centaine d’intérimaires. La transformation de l’usine, qui sera engagée progressivement à partir de janvier prochain, entraînera également douze modifications et 28 créations de postes. Si l’on tient compte des reclassements internes, les départs contraints pourraient ne concerner que 113 personnes.

Les 22 réunions organisées ont permis de définir les modalités et le calendrier de l’examen du projet. Elles ont aussi porté sur les mesures d’accompagnement des employés touchés par les suppressions de postes et sur les critères d’ordre pour la détermination de ces salariés.

L’objectif de cet accord vise à limiter le nombre de licenciements contraints, à privilégier les départs volontaires et à proposer aux partants les mesures les plus favorables à leur reconversion. Ces derniers ont jusqu’au 9 novembre pour exprimer leur demande. Cet accord doit encore être validé par les services de l’État, par le biais de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).

« Pour éponger la casse, on a fait ce qu’il fallait , estime Olivier Delacourt, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. La période de volontariat est ouverte. Si les volontaires sont nombreux, cela permettra de réduire les dégâts. L’enjeu, c’est d’avoir le minimum de départs contraints. On pourra faire le bilan en décembre. »

Le responsable syndical considère que l’accord comporte de « très bonnes mesures ». Selon lui, les salariés sont satisfaits. « Ils nous disent qu’on s’est bien battus… »